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Le 08.10.2013

Les sciences du numérique... en fête !

Compliqué le numérique ? Au contraire ! Les chercheurs en sciences du numérique s'efforcent de modéliser le monde qui nous entoure pour mieux le comprendre. Armés d’équations, ils collaborent avec des experts d'autres domaines, où le numérique est de plus en plus nécessaire. Plongez dans l'infiniment numérique !

© Inria / Photo C. Lebedinsky // Manipulation virtuelle d'une molécule à l'intérieur d'une protéine

Placée sous le signe « de l'infiniment grand » et de « l'infiniment petit », l'édition 2013 de la Fête de la science, organisée du 9 au 13 octobre, devrait cette année faire la part belle aux sciences du numérique. La raison est simple. « Il s'agit dans les deux cas d'espaces que nos sens humains ne nous permettent pas de percevoir sans l'aide d'outils externes », estime Pascal Guitton, directeur de la recherche chez Inria. « Or seul le numérique permet aujourd'hui de capter les gigantesques volumes de données liées à ces espaces pour ensuite les traiter et les rendre compréhensibles par le cerveau humain ».

Informatique et mathématiques appliquées

Les sciences du numérique couvrent à la fois l'informatique (ordinateurs, programmation, réseaux...) et une partie des mathématiques appliquées, notamment pour la modélisation et la simulation des fonctionnements (réaction d'une automobile en cas d'accident...).

À l'appui d'équations de plus en plus complexes, les mathématiciens et les informaticiens inventent de nouvelles méthodes pour décrire ces processus. Les chercheurs développent ensuite des logiciels de plus en plus efficaces pour résoudre les problèmes posés. De leur coté, des électroniciens, développent pour leur part les composants (microprocesseurs, mémoires...) permettant d'exécuter de plus en plus vite ces programmes.

Synergies avec d'autres secteurs

La boucle est bouclée ? Pas tout à fait. « Le numérique a aujourd'hui envahi toutes les facettes de notre vie – le travail, les transports, la vie privée... - et les chercheurs en sciences du numérique travaillent donc de plus en plus avec d'autres spécialistes pour concevoir des services adaptés », précise Pascal Guitton.

« Certains s'appuient sur les spécialistes des sciences cognitives, qui s'intéressent au cerveau humain, pour comprendre pourquoi le cerveau réagit de telle ou telle façon par rapport à une interface, et donc adapter le programme en conséquence ». D'autres sont en relation avec des experts en sciences humaines et sociales, notamment des sociologues et des juristes, afin de comprendre les enjeux liés aux réglementations ou à la protection de la vie privée qui ont été induits par l’apparition de ce monde numérique... Et tous sont amenés à discuter en permanence avec tous types de métiers – médecins, fabricants d’automobiles ou d’avions, météorologues... - afin d'inventer les usages numériques de demain.

 

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