Sites Inria

Le 16.12.2013

Entrepreneuriat social et numérique : les tendances à suivre en 2014

Le numérique peut-il rendre nos sociétés plus humaines ? C’est ce que pensent plusieurs de ses grands acteurs, qui présentent ici quelques tendances émergentes et initiatives, à suivre en 2014...

© Piccerella / iStockphoto

La Social Good Week qui s’est déroulée à Paris et dans plusieurs ateliers en province, a donné l’occasion de découvrir les tendances émergentes dans le domaine du numérique appliqué à l’entrepreneuriat social.

Les péchés capitaux des acteurs du solidaire


Sociologue et entrepreneur social, Nathan Stern a donné sa vision des «péchés capitaux» qui entravent encore le développement du solidaire. Certes, le «numérique a réinventé beaucoup de façons d’être solidaire», mais il faut tenter de dépasser certains freins psychologiques si l’on veut «sortir du Moyen-Age de la solidarité». En particulier, «l’exigence de désintéressement», apparaît à Nathan Stern comme un frein au développement de l’économie sociale - laquelle attire de plus en plus les talents. Une grande utilité sociale et une juste rétribution ne devraient donc pas être incompatible. Et précisément, le numérique donnerait les moyens techniques et humains de «valoriser économiquement la solidarité»...

De nouveaux entrepreneurs, de nouveaux soutiens


Un point de vue assez largement partagé par Nicolas Celier (Président du comité d’Investissement d’Investir & +), venu témoigner de la vitalité des start-ups qui se multiplient dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. «Une nouvelle génération, jeune et très talentueuse, impressionnante, est aujourd’hui à la manoeuvre», a-t-il souligné. Le social business parvient donc à lever des fonds «malgré la complexité encore plus grande des projets, qui se donnent des contraintes supplémentaires». Ces fonds provenant souvent de start-uppers ayant réussi dans l’ancienne économie : «une chaîne d’investissement et de nouveaux éco-systèmes tels que Make Sense» se mettraient donc en place...

«L’innovation et l’entrepreneuriat sont les meilleures réponses à nos problèmes sociaux. Et nous ne sommes qu’au début !», explique Nicolas Celier, si l’on intègre les centaines de millions d’internautes qui se connecteront sur l’Internet mobile au cours des prochaines années, et l’adoption massive des technologies récentes (objets connectés, NFC, micro-paiement...).

Reconstruire l’intérêt général, protéger Internet


«Avant, il fallait des années pour construire une organisation : avec Internet, cela peut prendre seulement quelques mois» a noté Benoît Thieulin, Président du Conseil National du Numérique, avant de souligner la capacité du numérique à «reconstruire l’intérêt général»

Pour sa part, Tristan Nitot (fondateur de Mozilla Europe), a également insisté sur l’enjeu grandissant d’Internet, notamment mobile : «le web est un bien commun fabuleux qu’il faut protéger». Dans ce cadre, il a souligné l’importance du logiciel open source et notamment de Firefox OS - le nouveau système d’exploitation pour smartphones et tablettes ultra-économiques - indépendant de tout constructeur ou grand acteur du web.

 

Propulsé par