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Le 17.10.2013

Etiquetage alimentaire : la vérité sort du smartphone

Les étiquettes alimentaires ne disent pas tout. Incomplètes ou difficiles à décrypter, elles mériteraient souvent d’être enrichies. Votre téléphone est déjà capable de vous apporter un tel service...

© Bowdenimages/iStockphoto

Le mystère du E150


Certaines étiquettes laissent perplexe. A côté d’ingrédients bien connus, comme le persil ou le sel de table, on trouve de mystérieux codes désignant des additifs alimentaires : E150 ou E150d, par exemple. Pour éclairer les consommateurs, d’autres consommateurs ont eu une idée simple et géniale : et si on utilisait nos téléphones, au moment d’acheter, pour décrypter les mystères de l’étiquetage alimentaire ?

Ainsi, face à un yaourt au caramel, on verrait tout de suite que le E150 est du caramel ordinaire, alors que le 150d est du caramel au sulfite d’ammonium, considéré par certains comme présentant des risques élevés pour la santé.

Scanner ses aliments pour plus de sécurité


C’est chose faite : pour consulter cette liste d’additifs, il suffit de télécharger l’application conçue par l’Open Food Facts. Rassurez-vous, les textes sont en français, car ils émanent d’un projet collaboratif lancé par Stéphane Gigandet, créateur de plusieurs blogs liés à l’alimentation. Pour constituer sa base de données, qui recense plus de 10 000 produits, il a pu s’appuyer sur plusieurs centaines de contributeurs bénévoles. Armés de leur seul smartphone, ils arpentent les rayons, scannent les codes barres et photographient les produits, à la recherche des informations nutritionnelles les plus précises.

Les communautés s'organisent


Autre initiative d’origine française, celle de Product-Open-Data.com. Lancée par Philippe Plagnol, ingénieur spécialiste de l’open data, elle vise à documenter tous les produits commercialisés dans le monde, par simple lecture du barcode. A ce jour, près d’un million de codes GTIN y sont recensés (Global Trade Item Number ou code article international).

A la manière de Wikipedia, ces réalisations correspondent à la volonté citoyenne d’élaborer et de partager librement le savoir (crowdsourcing) - ce qui revient parfois à lutter contre sa confiscation par les experts et divers intérêts particuliers. Ah, et puis si vous êtes vraiment passionné de yaourts, n’hésitez pas à rejoindre le projet international What's in my yogurt !

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