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Le 12.06.2013

Smartcities : une vie quotidienne plus simple et plus intelligente

Si vous passez devant le stand Inria, à Futur en Seine, arrêtez-vous quelques minutes pour découvrir des applications surprenantes. Elles préfigurent comment nos smartphones vont contribuer à transformer nos vies dans les smartcities.


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© FOTOLIA © Robert Filip

Vous êtes sur un quai de métro, à un arrêt de bus ou de tramway. Vous constatez la présence d’une foule dense, qui va probablement vous empêcher de monter ! Plutôt que de stresser inutilement, vous prenez votre smartphone et, en 2 ou 3 clics, vous faites remonter l’information « foule dense » vers la communauté des usagers... ce qui vous rapporte quelques points, comme dans un jeu vidéo, à titre de remerciement symbolique. «Nous avons créé cet outil pour les usagers de services de transport en commun. Suivant le principe du crowdsourcing, il permet à des contributeurs volontaires de réunir une information. Celle-ci sera ensuite analysée et mise à la disposition de la communauté, pour éviter de se retrouver bloqué par une foule. En plus, des statistiques permettront d’en tirer des enseignements »,  explique Animesh Pathak, chercheur dans l’équipe de recherche ARLES, à Inria (Paris-Rocquencourt). Pour ce travail de recherche, fait dans le cadre du projet TravelDashboard, l’équipe collabore avec le Transport For London (équivalent londonien de la RATP), et des industriels high-tech comme Thales et Alcatel Lucent, ainsi que les startup Ambientic et les entreprises Systematic pour business modeling. Le projet s’appuie aussi sur des sociologues, spécialistes de la rétribution sociale (incentive), puisque tout repose sur le volontariat !

Au contraire, l’autre application développée par l’équipe se passe de volontaires. Elle exploite les signaux recueillis passivement par votre smartphone. Par exemple, en mesurant le niveau de bruit du lieu où vous vous trouvez, l’application peut fournir un service utile à d’autres personnes. Cela aidera ceux qui recherchent une zone tranquille dans le quartier ou sur un campus, autant que ceux qui veulent trouver le spot le plus bruyant et le plus fréquenté lors d’un festival, par exemple. « Cette application permet aussi de récupérer les infos en provenance des accéléromètres qui se trouvent sur les smartphones, afin de savoir si un métro est bloqué ou pas, par exemple », poursuit Animesh Pathak, l’application étant réalisée dans le cadre du développement du logiciel Mob-IoT et du projet européen CHOReOS.

Autre réalisation en démonstration à Futur en Seine : les applications mobiles sociales dérivées de Yarta. Avec elle, l’utilisateur crée et garde secret l’ensemble de son réseau social. On peut en effet y stocker tous les membres de tous les réseaux sociaux que l’on connaît (sur Facebook et LinkedIn, par exemple). On l’utilisera ensuite pour exploiter ces réseaux sociaux d’une façon inédite et puissante. Parmi une liste de participants à une conférence, on trouvera ceux qui sont membres d’un certain groupe social donné (un moyen de savoir si l’un des membres de mon fan-club du PSG est présent dans la salle, par exemple). Ou transférer à un ami qui travaille dans une entreprise, tous les contacts que l’on a dans cette entreprise. Et tout cela sans dévoiler l’intégralité de son réseau social !

Spectaculaire, la dernière application présentée sur le stand permet de piloter un petit robot volant avec les commandes... d’un petit robot roulant. L’idée peut surprendre mais elle s’inscrit dans le cadre du projet européen Connect, qui vise à rendre possible le dialogue entre des équipements différents.

Enfin, ne cherchez pas ces applications sur votre store préféré. En effet, l’équipe de recherche Arles développe surtout des briques logicielles (middleware). Elle les met à la disposition de développeurs qui, eux, peuvent vous proposer des applications, comme le fait la start up Ambientic, créée dans ce but par des membres de l’équipe Arles.

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